Le 27 septembre dernier, la majorité des citoyennes et citoyens de la Ville de Genève a accepté le transfert d’une partie de la subvention allouée à la Fondation St-Gervais, et par conséquent la liquidation du Centre pour l’image contemporaine (CIC).
Le lendemain, la Fondation Saint-Gervais licenciait les trois collaborateurs restants du CIC au mépris des engagements qu’elle avait pris publiquement, appuyée par le magistrat en charge de la culture, M. Patrice Mugny : en cas de transfert de la subvention, les employés verraient leurs postes garantis au Centre d’Art Contemporain, afin de mettre en œuvre les activités en lien avec les arts électroniques reprises par cette institution.
L’Association des Amis de la Maison de Saint-Gervais vous invite à télécharger la pétition destinée au Conseil municipal, à la signer (tout le monde peut signer) et à la retourner jusqu’au mercredi 7 octobre minuit à :
Association des Amis de la Maison de la Culture de St-Gervais
6, rue des Terreaux-du-Temple
1201 Genève
amis@saint-gervais.ch
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L’enjeu de la suppression d’une subvention de plus d’un million de francs à la Maison de Saint-Gervais a pu paraître obscur à plus d’un! Les ténèbres ont été d’autant plus denses que le magistrat auteur de cette mesure, Patrice Mugny, a refusé tout débat avec les référendaires. Le démantèlement de Saint-Gervais est organisé par la présidente de la fondation Saint-Gervais, la libérale Renate Cornu. Cette dernière, plus capitaliste que libérale, a baissé le masque dans un article du Courrier du 18 septembre sur Saint-Gervais en déclarant : « Qu’est-ce que l’art sans un marché ? »
Voilà en effet « La » bonne question, qu’elle aurait pu poser à Jean-Sébastien Bach ou à Van Gogh, pour autant qu’elle les considère comme des artistes, puisque pour eux le « marché » se résumait soit à la foire de Leipzig, soit à celui d’Arles !
Concernant le directeur du Théâtre, Philippe Macasdar, qui s’est tu pendant toute la campagne, bien que le magistrat Patrice Mugny et la présidente de la Fondation, Renate Cornu, aient clairement parlé de son départ, et qui soudainement, après avoir obtenu un sursis de deux ans approuve le démantèlement de Saint-Gervais,
je vous laisse juger des dégâts, possibles, provoqués par une politique culturelle étatique dans la tête des gens ! Tant que la culture n’aura pas été séparée de l’Etat, comme ce fut le cas au XIXème siècle entre l’Eglise et l’Etat, on assistera encore longtemps à de tristes comédies ! Qui paye commande (1).
Le démantèlement programmé de Saint-Gervais participe du même mouvement de fermeture des espaces créatifs de Genève (Rhino, Artamis, etc), parallèlement à l’ouverture de galeries d’art autour de la rue des Bains et ailleurs. L’argent économisé sur le Théâtre Saint-Gervais, allant au profit d’une grande Comédie, qui deviendra la sœur jumelle du Grand Théâtre. Une institution « sérieuse », digne de la Genève internationale, à même de divertir les diplomates et autres rentiers du Capital.
Je vous conseille de voter NON au transfert de la subvention de Saint Gervais.
Daniel Künzi, cinéaste et président de l’association des Amis de la Maison de Saint-Gervais
1) Relevons quand même que quelques dizaines d’artistes, à commencer par Alain Tanner, qui a prêté gracieusement son film « Charles mort ou vif » pour une Biennale libre de l’image en mouvement, ont soutenu les référendaires.
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J’ai suivi les travaux du RAAC dès son origine, suis signataire de la Proposition collective et serai évidemment présent mardi devant l’Hôtel de Ville. Cela dit, le RAAC n’appartient à personne en particulier pas plus que son fichier. Le GroupForum s’est cru autorisé à l’utiliser à des fins partisanes en diffusant le communiqué de la Fondation Saint-Gervais qui préconise de voter OUI au transfert d’ 1 million et quelques du budget de St-Gervais pour un tiers au FMAC (institution publique) et deux tiers au Centre d’Art Contemporain (institution privée). Cette consigne de vote à sens unique divise les milieux artistiques. La seule façon de la rattraper est la communication de la position sans délai des tenants du NON. Nous aurons bien besoin en temps voulu de l’unité des artistes genevois pour défendre la Maison de la culture de St-Gervais. Car elle est condamnée à terme.
Une ténébreuse affaire, St-Gervais ?
Le Centre pour l’image contemporaine (CIC) basé à St-Gervais, ce sont d’abord des personnes qui font depuis des années un travail de qualité reconnu sur le plan international. Elles seront sous peu au chômage, comme elles sont déjà interdites d’activité depuis le lancement du référendum. Il est totalement faux de prétendre que l’héritage du CIC sera repris par le FMAC qui parle de créer une médiathèque qui existe déjà (et n’en a par ailleurs pas les compétences) et le CAC; car l’activité du CIC, ce sont les personnes qui le font exister avec leurs compétences et leur expérience. On nous promet (pour un million ?) un « brain-storming » d’« experts » internationaux (cf. Le Temps) pour redéfinir ce qui existe déjà et fonctionne bien. J’ai eu un avant-goût de ces expertises lors d’une soirée débat à la Comédie sur la Culture à Genève après Calvin. On y jouait ce soir-là un mauvais remake des Précieuses ridicules. Ayant rapidement éludé le sujet, les exposants culturels en scène jonglaient l’un avec ces délicieux ateliers berlinois, l’autre vantant les mérites du milieu parisien, un troisième se référant à New-York. Et mon 22 à Anières ? Dans ce débat stratosphérique, je me demandais quel sort était réservé à la création artistique genevoise dans sa diversité. Hélas, c’est surtout un sort qu’on lui fait !
Qu’il existe un marché international de l’art, pourquoi pas si cela permet au passage d’exposer des œuvres soustraites occasionnellement aux coffres-forts. Mais le propre d’un marché d’envergure c’est d’être auto-suffisant. Je suis tout sauf convaincu que le « pôle du Quartier des Bains » profitera à la création genevoise dans sa diversité. Je ne crois guère plus que les artistes genevois aient beaucoup à attendre d’un comité de la Fondation de St-Gervais qui se fait hara-kiri d’un tiers de ses revenus sans être capable de présenter un projet à hauteur de cette saignée. Car les petits machins présentés en hâte à la presse sont tout sauf crédibles et on se demande bien où finira ce million !
On sait, en revanche, les projets de Patrice Mugny concernant un regroupement en un « pôle théâtral » autour de la Nouvelle Comédie – à l’instar du Quartier des Bains et du Grand-Théâtre pour l’art lyrique, la culture genevoise en triphasé en quelque sorte – qui se ferait inévitablement au détriment des petites unités comme St-Gervais, la Grenade qui a déjà disparu, et autres. Il avait débuté sa première législature en voulant fusionner Comédie et Théâtre de Carouge. L’aurait-on oublié ? Or, il n’a jamais varié dans ses déclarations concernant la nécessaire disparition de St-Gervais. Renate Cornu, présidente libérale de la Fondation St-Gervais, non plus.
J’aime bien Philippe Macasdar, la personne et l’artiste dont j’apprécie le parcours théâtral original depuis une quinzaine d’années à la tête du théâtre de St-Gervais qui illustre ce qu’est la diversité culturelle. Minoritaire parmi les grandes institutions théâtrales, il se bat pour l’existence d’un théâtre autre et indépendant et aussi pour la sienne, ce qui est légitime. Mais je n’aime pas qu’il défende son bifteck au détriment d’une autre minorité dans la minorité, le CIC, dont il reprendrait l’espace si je l’ai bien compris. En fait, ce que Philippe a sauvé, c’est son existence de directeur du Théâtre de St-Gervais jusqu’en juin 2012. Un point c’est tout. C’est heureux pour lui et pour le théâtre. Pour la suite, il n’y a strictement aucune garantie, au contraire.
Or, c’est en sauvant une petite unité comme le CIC, donc en votant NON au transfert du million, qu’on garantira le mieux la pérennité d’un lieu cher aux Genevois et conquis de haute lutte par le passé et non en faisant confiance à ses liquidateurs.
Marco Polli, 17 septembre 2009
EXEM a dessiné l’affiche de la campagne du référendum
NON à la réduction de la subvention allouée à Saint-Gervais Genève
impliquant directement la liquidation du Centre pour l’image contemporaine

Des affiches signées en édition limitée sont en vente auprès de l’association des Amis de la Maison de St-Gervais (amis@saint-gervais.ch) ainsi qu’à la librairie Cumulus pour la somme de 50.- Frs, afin de soutenir la campagne et les activités de l’association.
POÈME A NE PAS LIRE LA LUMIERE ALLUMÉE…
L’examen de minuit
La pendule, sonnant minuit,
Ironiquement nous engage
A nous rappeler quel usage
Nous fîmes du jour qui s’enfuit :
- Aujourd’hui, date fatidique,
Vendredi, treize, nous avons,
Malgré tout ce que nous savons,
Mené le train d’un hérétique ;
Nous avons blasphémé Jésus,
Des Dieux le plus incontestable !
Comme un parasite à la table
De quelque monstrueux Crésus,
Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;
Contristé, servile bourreau
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme Bêtise,
La Bêtise au front de taureau ;
Baisé la stupide Matière
Avec grande dévotion,
Et de la putréfaction
Béni la blafarde lumière ;
Enfin, nous avons, pour noyer
Le vertige dans le délire,
Nous, prêtre orgueilleux de la Lyre,
Dont la gloire est de déployer
L’ivresse des choses funèbres,
Bu sans soif et mangé sans faim !…
- Vite soufflons la lampe, afin
De nous cacher dans les ténèbres !
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal
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Le discours lénifiant des casseurs officiels du CIC, assurant que son action se poursuivra, plus belle qu’avant, ne saurait faire illusion sur leur irresponsabilité en matière de gestion culturelle!
La dispersion de son budget et de ses collections entre d’autres organismes culturels, selon une logique dont la raison, dans tous les sens du terme, demeure aussi incompréhensible qu’injustifiable et bien loin de la création artistique, aboutit bel et bien à la disparition d’une institution qui contribue depuis deux décennies de façon significative à la vie culturelle genevoise.
Faut-il rappeler le travail de pionnier, unique en son genre en Europe, accompli par le CIC et son originalité d’outil de création artistique, fondé sur la complémentarité indissociable de l’exploration, l’expérimentation, la conservation et la diffusion des médias en devenir, générateur au fil des ans d’un large éventail de manifestations, biennales, festivals, expositions, débats, performances, partenariats avec des créateurs d’avant-garde, activités pédagogiques et constitution d’une collection de vidéos d’artistes de dimension internationale.
Cette particularité a encore été démontrée les 4 – 6 septembre lors d’une Biennale libre de l’image en mouvement (BLIM), accueillie par le Centre d’animation cinématographique (CAC-Voltaire) et organisée bénévolement par l’équipe du CIC en réponse à la censure du conseil de la fondation Saint-Gervais qui a interdit la tenue de la biennale (BIM) prévue cet automne.
La richesse d’une culture vivante se mesure à sa variété plutôt qu’à son uniformité, à sa bigarrure plutôt qu’à sa grisaille, à sa vitalité rebelle plutôt qu’à son conformisme. La disparition de l’apport caractéristique du CIC à la création artistique genevoise, n’aura pour conséquence réelle que l’appauvrissement de celle-ci.
Il ne s’agit évidemment pas de contester les mérites respectifs des institutions qui avaleraient les vestiges d’un CIC écartelé. Mais comment ne pas exprimer une légitime crainte sur la survie de son intégrité au sein d’un projet dont les belles promesses fédératrices de jadis, celles de « BAC + 3 », se traduisent aujourd’hui en obscurantisme bureaucratique ?
Où est l’enthousiasmante vision culturelle légitimant ce démantèlement ? Qu’adviendra-t-il de l’utilisation créative (non passive) de la collection de vidéos, hypocritement rebaptisée « Fonds André Iten » ? Quid de l’accomplissement de la pluralité des missions du CIC auprès des artistes et du public, au sein de structures qui ont chacune d’autres spécificités et compétences?
Une société qui appauvrit sa culture, disait Malraux, renforce ses intolérances. On en a déjà un avant goût…
Bernard Zumthor
Saint-Gervais doit-il perdre 1 Million et le CIC ? Tout le monde se traite de menteur. Alors : qui a raison ?
Le Conseil de Fondation de Saint-Gervais se bat depuis des mois… pour qu’on lui coupe 1 million de subventions. Diantre, il a donc des moyens à ne savoir qu’en faire ? Que nenni, il estime ne pas pouvoir donner sa vraie dimension aux arts de l’image et préfère dépecer le CIC (Centre pour l’Image Contemporaine) en envoyant ses pieds au CAC (Centre d’Art Contemporain) et sa tête au FMAC (Fond Municipal d’Art Contemporain). Ces deux structures pourraient enfin développer les arts de l’image… avec la même subvention mais fragmentée. Il y a là bien sûr un mystère arithmétique insondable, que seuls nos élus peuvent comprendre.
M. Macasdar dixit
Sortant de son mutisme annoncé, l’actuel directeur du théâtre, M. Macasdar, vient brandir ses vérités toutes nues face aux médias : les référendaires sont de fieffés menteurs et le théâtre n’est plus menacé d’une fermeture liée à la Nouvelle Comédie ! Pour preuve : on lui a reconduit son contrat… jusqu’en 2012, soit tout de même 4 ans avant l’ouverture de cette Nouvelle Comédie. Mais soyons clairs : M. Macasdar a obtenu, à défaut du contrat à durée indéterminée qu’il avait jusque-là, la garantie de la survie indéterminée de son ex-théâtre. Ouf, on a eu peur. Même s’il ne sera plus là pour en répondre, M. Macasdar nous certifie que son théâtre est sauvé et on peut bien sûr le croire. Mais au fait, de qui tient-il cette garantie ?
Mme Cornu dixit
Mais de Mme Cornu évidemment, la présidente du Conseil de Fondation de Saint-Gervais. Et voilà bien une personne en tous points digne de confiance. N’annonçait-elle pas le 8 septembre aux médias que, même si le NON l’emportait, le CIC serait tout de même liquidé ? Si cela prend curieusement en compte la volonté d’un référendum libellé « Contre le démantèlement du CIC », on voit dans ces propos la franchise d’un adversaire politique convaincu. Et il serait tout à fait déplacé de rappeler à cette même Mme Cornu qu’elle écrivait au personnel du CIC, en date du 5 décembre 2008, que le CIC resterait à Saint-Gervais… si le Conseil Municipal refusait de voter la diminution de la subvention. Il serait inconvenant de lui expliquer qu’un référendum compte plus de votants que le Conseil Municipal et, partant, a un pouvoir décisionnel supérieur en démocratie. Car Mme Cornu sait tout cela. C’est pour ça qu’on peut faire confiance à son sens inné de la démocratie et au sérieux de ses promesses. N’a-t-elle pas tenu huit mois avant de trahir ses employés ? Elle pourra bien tenir 2 ans cet autre mensonge. D’autant que, elle aussi, ne sera probablement plus là quand le théâtre de Saint-Gervais deviendra un hangar à gaufrettes, puisque son mandat se termine en 2011…
Le Département dixit
Mais attention, le Conseil de Fondation compte un autre atout dans ses membres, et pas le moindre puisqu’il s’agit des multiples représentants du DC (Département de la Culture), magistrat en tête. Et s’ils ne disent aujourd’hui plus rien dans la presse, ils l’ont fait dans le passé, annonçant à réitérées reprises la fermeture du théâtre. Mais c’était en 2007, et on peut donc croire qu’ils ont maintenant changé d’avis et souhaitent honnêtement la survie du théâtre. Question : s’ils ont su se contredire entre 2007 et 2009, qui peut parier sur leurs propos de 2012 ?
CQFD
On le voit, les tenants du OUI sont tous d’honorables citoyens en qui nous devons placer aveuglément notre confiance. Et tant pis si le CIC comme le théâtre finissent aux latrines, ce ne sont que les dégâts collatéraux d’une culture ambitieuse : celle qui va des petits copains aux gros menteurs.
Yves Mugny – SSP Genève
POUR SAUVER LA MAISON DE LA CULTURE DE SAINT-GERVAIS
Votons NON le 27 septembre 2009 :
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à la liquidation du Centre pour l’image contemporaine (CIC)
-
au transfert du tiers de sa subvention à d’autres institutions, dont une institution privée, le Centre d’Art Contemporain
-
aux menaces qui pèsent sur l’avenir du Théâtre Saint-Gervais
-
à une politique culturelle qui va à l’encontre de la diversité qui fait la richesse de Genève et prône la concentration des moyens dans quelques grands pôles

En soutien au Centre pour l’image contemporaine et en raison de l’interdiction faite aux employés du CIC d’organiser des activités artistiques, les Amis de la Maison de la culture de Saint-Gervais ont mis sur pied la
Biennale libre de l’Image en Mouvement (Blim!)
qui s’est tenue au CAC-Voltaire du 4 au 6 septembre 2009.
RETROUVEZ LE PROGRAMME DE LA BLIM ! SUR LE SITE www.saint-gervais.ch
Le 27 septembre, le peuple tranchera la question : « Est-ce que la culture est le fait du prince ? »
On connaissait Napoléon et ses pyramides, Pompidou et Beaubourg, Mitterrand et le Louvre, il faudra désormais y ajouter le Conseil Administratif genevois, lequel ne rêve sa culture qu’en gigantismes et apparats.
La « trop » grande Comédie
Plutôt que d’assurer la subsistance d’un foisonnement théâtral, nos magistrats ont depuis longtemps annoncé leur projet d’une « Grande » Comédie, laquelle pourra bientôt rejoindre l’actuel « Grand » Théâtre dans le cœur de nos élus. Outre la taille des bâtiments, ces institutions sont surtout « Grandes » par leurs subventions, ce qui nécessite hélas la mort de plus d’un petit cheval. Première victime déjà annoncée dans la presse : le Théâtre de Saint-Gervais.
Quel Centre pour l’Image Contemporaine ?
Parallèlement au pilonnage théâtral, nos magistrats opèrent avec la même délicatesse dans les arts de l’image. Là également, le « grand » projet du BAC devait rassembler tout ce que Genève compte de structures inventives. Mais là également, le « rassemblement » s’est vite transformé en « fusions » puis « liquidations » de structures. Témoin le Centre pour l’Image Contemporaine (CIC) qui, curieusement, se trouve siéger dans la Maison de Saint-Gervais, comme le théâtre du même nom.
L’arme référendaire
En s’attaquant par les deux bouts à Saint-Gervais, nos élus ont mésestimé l’attachement des Genevois pour ce lieu qui, s’il n’est pas « Grand », n’en foisonne pas moins depuis près de 50 ans. Symbole d’une culture militante qui a su rester populaire, la Maison de Saint-Gervais fait cohabiter spectacles, vidéothèque, expositions, festivals, installations et lieu de production vidéaste. Autant dire qu’il n’a guère été difficile de réunir les signatures nécessaires au référendum.
Crise d’ego et gros dégâts
Ce référendum attaque une décision budgétaire votée en décembre 2008, soit la redistribution de la subvention du CIC à d’autres entités culturelles (CAC – Centre d’Art Contemporain – et FMAC – Fond Municipal d’Art Contemporain) et, partant, la liquidation de l’entité culturelle CIC. Pour faire passer cette curieuse pilule, le Conseil Administratif n’a pas hésité à faire chantage sur l’entier du budget 2009 et, quand le référendum fut lancé, à crier contre la trahison politique par tous les médias.
Grandeur et misère du politique
Nos élus ont alors fait preuve de tous les courages : « Mais non, il ne faut pas faire le lien avec le théâtre, celui-ci ne fermera qu’en 2012 », « Il ne s’agit pas d’une liquidation mais d’un transfert, puisqu’une part au moins des activités sera reprise par d’autres… on ne sait pas encore quand », « De toute façon, la matériel du théâtre est vétuste, le matériel vidéo ne vaut rien, il n’y a que la collection des œuvres à sauver », etc. etc. Et dire qu’on n’a pas encore pensé à tourner une sitcom au Conseil Municipal…
L’enjeu
Il vaudrait évidemment mieux rire de tout ça, si ce n’est que la liquidation du CIC, elle, sera bien immédiatement réelle et celle du théâtre suivra. L’enjeu est bien sûr culturel, cette mort ne donnant naissance à rien qui n’existe déjà. L’enjeu est également syndical, puisque à terme plusieurs collaborateurs du CIC se verraient au mieux repris par le CAC à des conditions nettement moindres et au pire licenciés, sans parler des employés du théâtre pour lesquels on ne sait rien encore. Enfin l’enjeu est civique : doit-on laisser une poignée de divas politiques supprimer toute la diversité et la richesse culturelle locale, pour créer de « Grandes » brasseries et autres lieux à froufrous ? D’autant que ce sont les mêmes qui viendront ensuite nous parler « biodiversité » et prôner le respect des espèces.
Mais qu’ils laissent vivre aussi la culture tudieu !
Yves Mugny – SSP Genève
Le 27 septembre, le SSP vous invite à voter NON à la réduction de la subvention de Saint-Gervais

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Courrier du comité référendaire au Conseil d’Etat de la république et canton de Genève demandant à ce dernier de veiller à ce que le référendum ait lieu malgré la demande d’invalidation faite par le Conseil Administratif de la Ville de Genève au Conseil d’Etat:
A télécharger ici au format PDF – 244ko

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Courrier du comité référendaire au Conseil Administratif et au Conseil municipal de la Ville de Genève demandant à ces derniers de veiller à ce que le CIC puisse continuer ses activités en attente du référendum:
A télécharger ici au format PDF – 836ko

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Courrier de la commission du personnel de Saint-Gervais Genève à la Fondation de Saint-Gervais Genève demandant à cette dernière de donner au CIC les moyens de continuer ses activités en attente du référendum:
A télécharger ici au format PDF – 304ko

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5700-
5700 signatures récoltées et déposées ce jour !!!!
Communiqué de presse du Comité «Sauvons la Maison de la culture de Saint-Gervais !»:
A télécharger ici au format PDF – 44ko
Reportage audio du site lachaine.ch sur la récolte des signatures en vue du référendum:
Ecouter !

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Communiqué de presse du Comité «Sauvons la Maison de la culture de Saint-Gervais !»:
A télécharger ici au format PDF – 248ko
Lundi 22 décembre, Pascal Descaillet invite Jean Batou dans son émission « Genève à chaud » pour évoquer le lancement du référendum.
Visionnez la vidéo de l’émission :
Pour défendre une culture indépendante et citoyenne, signez le référendum municipal contre le démantèlement du Centre pour l’image contemporaine (CIC) et les menaces qui pèsent sur le théâtre Saint-Gervais!
TÉLÉCHARGEZ au format pdf et IMPRIMEZ:
le formulaire de signatures
la présentation du référendum
La commission du personnel de St-Gervais a lancé une pétition contre la liquidation du Centre pour l’image contemporaine au mois de juin dernier, qui a recueilli plus de 1′000 signatures.
Malgré ce soutien populaire et la motion votée le 24 juin par le Conseil municipal invitant à renoncer à la fusion du CIC avec le Mamco et le CAC jusqu’à la fin des travaux au Bac, le Conseil de fondation et le département de la Culture ont continué à œuvré pour la fermeture du CIC. Le 15 octobre, Patrice Mugny annonce que la Fondation St-Gervais de droit privé est indépendante et qu’elle a voté pour le transfert des activités du CIC au Centre d’art contemporain (les biennales) et au Fonds municipal d’art contemporain (la collection de vidéos). Elle n’est pas tenue, selon le magistrat, de respecter le vote du Conseil municipal.
Le 6 décembre dernier, lors du vote du budget 2009 de la Ville de Genève, le Conseil municipal a voté l’amputation de la subvention de la Fondation St-Gervais et décidé ainsi du transfert de la part revenant au CIC, sans engagement des bénéficiaires, au Centre d’art contemporain et au Fonds municipal d’art contemporain.
La maison des jeunes et de la culture de St-Gervais, construite en 1959-60, comme centre de quartier et équipement culturel pour tout Genève, survivra-t-elle à ses 50 ans ?
La MJC a été le théâtre de nombreux événements artistiques majeurs. Le Centre pour l’image contemporaine (CIC) et le Théâtre St-Gervais se sont développés, avec des animateurs et animatrices engagés, défendant une culture vivante, décentralisée, favorisant les initiatives, en rapport avec des enjeux citoyens et la formation du public. Une culture qui respecte la liberté de création.
Pour défendre une culture indépendante et citoyenne, signez le référendum municipal contre le démantèlement du Centre pour l’image contemporaine et les menaces qui pèsent maintenant sur le Théâtre St-Gervais !
Les personnes domiciliées en Ville de Genève, y compris les étrangères et étrangers résidant en Suisse depuis au moins 8 ans, peuvent signer ce référendum.
MERCI DE VOTRE SOUTIEN !
TÉLÉCHARGEZ au format pdf et IMPRIMEZ:
le formulaire de signatures
la présentation du référendum
N’hésitez pas à faire suivre l’information !

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Suite de l’hommage: vous pouvez prendre connaissance ici de la réponse des deux collaboratrices du CIC menacées de licenciement pour « non respect » de la demande adressée par le Conseil de fondation:
Visualiser la lettre au format PDF – 552ko

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Dans la suite de l’affaire de l’hommage, deux collaboratrices du CIC sont maintenant menacées de licenciement pour « non respect » de la demande adressée par le Conseil de fondation, ce qui constitue aux yeux de ce dernier, une rupture manifeste du lien de confiance avec l’employeur:
Visualiser la lettre au format PDF – 634ko

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Toujours concernant l’hommage à André Iten, vous pouvez visualiser ici la réponse de la commission du personnel et syndicale au courrier recommandé du 19 septembre que le conseil de fondation a adressé à chaque collaborateur personnellement pour réitérer la demande du 26 août du Conseil de fondation:
Visualiser la lettre au format PDF – 558ko